
1 min de lectureCascade de glaceEverest
La cascade de glace à quatre heures du matin
Pourquoi chaque rotation dans la cascade de glace part de nuit, et ce que les échelles font vraiment sous les crampons.
Dans cette note · 2
On quitte le camp de base à 3 h 30. Non par héroïsme, mais parce que la cascade de glace n’est jamais aussi sûre que lorsqu’il fait froid. Dès que le soleil atteint les séracs, la glace s’assouplit et les blocs au-dessus de l’itinéraire se remettent à travailler.
Six cents mètres de rivière en mouvement
Le glacier du Khumbu perd environ six cents mètres entre le camp de base et le camp I, et il le fait en se brisant. L’itinéraire qui le traverse change chaque saison, parfois chaque semaine. Les Icefall Doctors — une équipe de spécialistes sherpas — l’équipent avant l’arrivée des premières expéditions et le réparent toute la saison.
Les échelles
Des échelles d’aluminium, ligaturées bout à bout, franchissent les crevasses. On se longe aux cordes fixes de chaque côté et on les traverse en crampons, pointes avant posées sur les barreaux. La première est la plus difficile. À la quarantième, on pense à sa respiration plutôt qu’au vide.
Ce que je regarde chez un client, ici, ce n’est pas la peur — tout le monde a peur à la première rotation — c’est le rythme. Celui qui trouve un rythme régulier dans la cascade de glace en trouvera un dans la face du Lhotse.